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Ultra Marathon France : une association, une revue, un blog, un club

jeudi 1 novembre 2018

Roland Vuillemenot, champion de France des 24 Heures en M4

TROISIÈME TITRE DE CHAMPION DE FRANCE 2018 en MASTER 4
ou
TROISIÈME TITRE DE CHAMPION DE FRANCE DES 24 HEURES EN MASTER 4
Vous avez compris?

Albi restait la dernière destination de l'année pour un championnat de France, celui des 24 Heures. Si j'avais peu de doutes pour remporter le titre, il fallait quand même courir au moins 150 km. Une fois revenu de la compétition sans aucune blessure, on se dit que l'on aurait pu faire mieux mais en revivant la course, c'est autre chose. Comme l'affirment les "circadiens" , les coureurs de 24H, il faut le vivre pour se rendre compte que ce n'est pas si facile. 
Dans cette course (qui partait à 10h du matin), on court en-dessous de ses possibilités et à mesure que les heures passent, les limites arrivent: les jambes allongent moins, petites douleurs par ci, puis par là, fatigue musculaire de plus en plus présente et pourtant il faut tenir. Je m'attarde souvent au ravitaillement: "je bois quoi, je mange quoi?" et puis je me relance pour un nouveau tour qui me semble faire deux kilomètres alors qu'il n'en mesure qu'un seul et 114 mètres. Les kilomètres ont du mal à s'empiler sur le tableau d'affichage qui m'indique pourtant que je progresse en place. Cela signifie que devant, ça casse chez les meilleurs, eux qui pour la plupart avaient ce seul objectif dans l'année. J'imagine leur désarroi... 
La fin de nuit est froide et m'oblige à me changer. Je m'enferme dans ma bulle (je me suis demandé si je n'étais pas dans une vraie bulle - eh oui, j'hallucinais...) en attendant le jour. C'est dans la dernière heure que je prends conscience qu'il faut que j'accélère pour faire au moins 180 km. Tiens, je retrouve toutes mes jambes et regrette presque que le temps tourne cette fois-ci trop vite. Le meilleur moment de la course arrive quand le stade s'enflamme avant le dernier coup de pistolet qui signale l'arrêt immédiat. 
Je fais 355 mètres de moins qu'à Vierzon en 2017 qui avait un parcours totalement différent. La comparaison de mes temps de passage entre ces deux courses est hallucinante: 38,058 km au lieu de 37,869 à la 4e heure - 55,882 au lieu de 55,920 à la 6e heure - 128,290 au lieu de 128,096 à la 16e heure - 155,030 au lieu de 155,022 à la 20e heure - 181,837 au lieu de 182,192 pour terminer. 
Curieux! Je ne suis pas une machine automatique pourtant? Qui sait?

mardi 16 octobre 2018

Bernard Malgouyres interviewé par France 3 Occitanie

Interview
Le livre écrit par Bernard
avec une séquence consacrée à Serge Cottereau, le créateur des 100 Km de Millau. 

Pour aider la cause de l’atrésie de l’œsophage, notre adhérent Bernard Malgouyres a décidé de publier un livre qui comprend de nombreux articles publiés par la revue L’Ultra Marathonien. Il en est pour une grande partie l’auteur et une vingtaine d’autres adhérents d’Ultra Marathon France y ont collaboré.
Ce livre de 270 pages n’est pas vendu. Par contre Bernard Malgouyres demande aux lecteurs de faire un don à l’ordre de l’Association Française de “l’Atrésie de l’œsophage” (AFAO). Cette association aide les familles d’enfants touchés par cette maladie rare et soutient la recherche médicale. Un document encarté indique ses coordonnées.
Le livre retrace l’histoire de l’ultra marathon au fil des siècles et présente de grandes épreuves qui existent dans le monde, sur route ou en nature. L’ouvrage fait également le portrait de coureurs, champions ou simples concurrents des pelotons. On y trouve des histoires extraordinaires, des récits, des photos…

vendredi 14 septembre 2018

Un nouveau titre pour Roland Vuillemenot


MONDIAL DES 100 KM - LE TITRE DES MASTERS 70 pour Roland
Roland nous livre un résumé de son voyage en Croatie
Quand on arrive en Croatie depuis la Slovénie, on fait halte devant une barrière bien surveillée et prolongée par des hauts grillages barbelés qui semblent sans fin à travers des champs de maïs. Peu accueillant à priori! A une dizaine de kilomètres de là, on bifurque en entrant dans le village de Sveti Martin na Muri pour prendre une route de campagne qui mène à un centre sportif, là où paraît-il s'est préparée l'équipe de foot croate pour le dernier mondial. On imagine mal un championnat du monde dans un endroit si discret et pourtant c'est là qu'avait lieu la 30e édition du mondial des 100 Km. On est loin de la première édition en 1987 où j'avais été médaillé de bronze au général. (Ah, ce temps qui passe...).